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LOURMARIN , les 4 saisons d'un village du sud luberon

Je vous partage ce texte d'un auteur confidentiel trouvé sur internet, il est je trouve une parfaite définition de l'environnement du  village de Lourmarin.
"Lourmarin, ce petit village perdu au cœur de la Provence, semble suspendu dans un temps que l’on croirait éternel. Ici, les saisons ne se contentent pas de passer ; elles s’imprègnent dans chaque pierre, chaque ruelle, chaque souffle du vent. Il est impossible d’échapper à la vérité simple et brutale de la nature, à cette clarté intense qui caractérise ce coin de la France, où les ombres ont la tendresse des vieux souvenirs et où la lumière crue du Midi éclate sur les murs du passé.

L’été, Lourmarin se déploie dans une chaleur écrasante. Le soleil, implacable, frappe les vieilles pierres du château comme un marteau sur l’enclume du temps. Les oliviers, témoins de l’agonie et des renaissances, semblent figés dans l’attente, leurs feuilles d’argent frémissant sous la brise, mais ne bougeant jamais vraiment. Les habitants, eux, n’ont plus la force de courir après le temps. Ils s’installent à l’ombre des platanes, dans les petites places où l’odeur de lavande et de romarin flotte dans l’air, et, comme le murmure le vent, ils racontent. Ils racontent la dureté du sol, la beauté sans fard de la campagne, la violence du soleil sur les visages, la lenteur de la vie qui se fait à force de patience et de résignation. Les bruits de la ville, si lointains, n’ont plus de place ici. La chaleur de l’après-midi étouffe la parole, plonge le village dans une torpeur fatale, où chaque pensée semble comme suspendue dans l’air sec et lourd.

Mais l’automne arrive, lentement, comme une mélancolie qui se glisse sous les portes. Les vignes se parent de mille couleurs, les rouges, les ors, les jaunes, et la terre, soumise à l’instant d’un automne comme on est soumis à une peine, absorbe la lumière pour la rendre plus douce. Le vent, soudainement, se fait plus frais. Il ne crie plus, il siffle seulement, emportant avec lui les dernières feuilles tombées des arbres. Les champs se vident de leur richesse, et les hommes se préparent au froid avec un certain fatalisme, comme s’ils savaient que cette terre, d’une manière ou d’une autre, leur ferait payer leur avidité. Les soirées s’allongent, le ciel se couvre de nuages denses, et une mélancolie douce s’installe dans les ruelles pavées.

Puis vient l’hiver. Lourmarin, blotti sous un ciel de plomb, est comme un animal endormi. Les oliviers, décharnés, semblent tout juste se préparer à la lutte du printemps. Les rues, désertées par les touristes, laissent place à un silence presque religieux. Le froid mord l’air, s’immisce sous les manteaux, pénètre dans les maisons. Les habitants, cependant, ne se précipitent pas pour fuir la morsure de l’hiver. Non, ils s’adaptent. Comme un homme face à l’absurde, ils acceptent la rudesse des saisons, sachant qu’il n’y a d’autre issue que d’affronter l’hiver pour espérer voir un jour le soleil revenir.

Le printemps, enfin, renaît. Lourmarin s’éveille lentement, une couleur nouvelle venant éclairer les cieux gris. Les amandiers, bravant le froid, fleurissent en silence. La terre, glacée encore, se réchauffe au toucher de la lumière. Les premières abeilles s’activent à butiner dans la douceur de l’air. Les hommes, eux aussi, se réveillent de leur torpeur, mais avec une certaine réserve, comme s’ils avaient appris que rien ne se donne sans effort. Les champs se couvrent de fleurs sauvages, la Provence refait son apparition après le long sommeil de l’hiver, mais, malgré tout, il persiste ce sentiment de solitude qui marque chacun de ces changements de saisons.

Lourmarin vit au rythme des saisons, de ce monde qui existe sans souci du progrès, sans illusion de modernité. Ici, tout passe, tout revient, tout meurt et renaît dans un cycle implacable, où la beauté ne réside pas dans l’éclat du moment, mais dans la permanence tranquille de l’existence. Ce village, caché parmi les collines, reste le témoin d’une époque où l’homme se contentait de vivre selon les lois du sol et du ciel, sans chercher à échapper à l’inexorable passage du temps.

Rendez vous dans ce magnifique village d'à peine plus de 1000 habitants, installé à 20 minutes du meilleur Golf de France, le domaine et Golf de Pont Royal et qui, comme lui,  a su rayonner au delà de la France.

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